Jean-Marc, ce Ayrault… A Pôle Emploi

IMG_76032Jean-Marc, ce Ayrault de la France en déroute, parcourait du regard la courbe du chômage quand il eut la vision horrible du hall de Pôle Emploi bondé de corps brisés, livides et morts plus qu’à moitié qui disaient en râlant : « le changement, vite et tout de suite ! ». Jean-Marc se dit : « il faut agir ! ».

Cet universitaire, à la tête bien pleine, se mit à réfléchir et réfléchir encore. Il eut alors soudain cette étrange vision d’un verre à moitié plein et moitié vide tout à la fois. Regardant à nouveau les chiffres du chômage, dépassant aujourd’hui le record absolu de 1997, soit plus de 3,195 millions de demandeurs d’emplois. Ecoutant horrifié, les pronostics des spécialistes prédisant 10,9 % de chômeurs à la fin 2013. Comparant à cela la croissance quasi nulle de la France et se disant qu’en ce domaine il ne pouvait rien faire.

IMG_67251Jean-Marc trancha sans hésiter en faveur du verre à moitié vide. Car l’autre alternative, bien que plus optimiste, lui semblait impossible. Il décida lundi, de créer sur le champ, 2.000 nouveaux postes d’agents à Pôle Emploi d’ici à fin septembre. 2.000 âmes qui passeraient du couloir au guichet et réduiraient ainsi, un certain temps du moins, la longue file d’attente de ce service public. Une idée de génie, payée par les contribuables, qui, à défaut de soigner le mal, le calmerait un peu.

C’est là où j’ai compris pourquoi  je ne serai jamais Premier Ministre. Car moi, pauvre quidam, plus près de Pôle Emploi que de l’antre de Matignon, j’aurais sans hésiter envoyé mes bataillons d’énarques  à la conquête absurde du 1,5% de croissance indispensable à l’inversion de la courbe du chômage. J’aurais cherché le miracle de la reprise économique pour tenter de créer des emplois productifs et de la richesse, pour diminuer les charges des entreprises et redonner du pouvoir d’achat aux ménages…

Non vraiment, je n’aurais pas eu ce courage de tendre la main vers celui qui va me mordre, compatissant et brave, comme Jean-Marc, ce Ayrault au sourire si doux…

Non vraiment, pour être honnête, j’aurais même fini par ricaner bêtement, en guise de conclusion, sur ce dicton, on ne peut plus populaire, qui dit que quand le verre est plein, on le vide et quand le verre est vide on le « plein ».

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