Compte pour enfants

IMG_82438 (1)Histoire d’une famille pour qui, la nouvelle Politique Familiale, a changé la vie…

Il était une fois un couple qui, en bon père de famille, travaillait dur pour assurer un avenir à ses deux enfants. A eux deux, ces parents gagnaient 5.900 euros par mois. Pas de quoi pavoiser avec le coût de la vie, l’entretien de deux voitures, le logement familial, les impôts, la cantine, les gardes d’enfants… Mais ils étaient heureux et espéraient même agrandir  leur foyer avec un petit dernier. Même si, d’après les statistiques, 3 enfants diminueraient de 20 à 30% leur niveau de vie. Comme en amour on ne compte pas, ils étaient prêts à ce sacrifice.

Jusqu’au jour où le gouvernement décida, pour pallier au déficit de la branche Famille du Régime Général, d’abaisser le plafond du quotient familial ainsi que de diverses prestations.

« Ce n’est pas juste », gémirent les malheureux parents, déjà fatigués de trop de labeur. « Nous travaillons dur pourquoi ? Plus nous gagnons, plus on nous ponctionne et moins il nous reste pour vivre… »

C’est vrai, que pour faire des économies, le gouvernement aurait pu envisager de rendre imposable les allocations. Mais cette solution aurait enfreint le principe d’universalité de la Politique Familiale et injustement pénalisé les plus modestes. C’est pourquoi il fut décidé qu’au dessus de 5.850 euros net de revenus par mois, une famille avec deux enfants était suffisamment riche pour contribuer d’avantage à la dette publique. Et, insensible aux lamentations de ces familles, le gouvernement trancha et appliqua.

Comprenant qu’il fallait désormais choisir entre le travail ou les enfants, notre famille, désormais dans l’œil du cyclone étatique, décida que Madame devait se mettre à mi-temps. Du coup, ils tomberaient sous la barre des 5.850 euros et ne subiraient ainsi aucune modification de leur quotient familial. Du coup, ils n’auraient plus besoin de leur femme de ménage.

Du coup la femme de ménage fut ravie également car en travaillant moins elle allait pouvoir maintenir également son train de vie en passant également sous le seuil  d’accès à certaines prestations.

Le bonheur de leur femme de ménage interpela le couple. Car si eux-mêmes avaient réussi à sauver leur quotient familial, ils n’avaient pas pour autant accès à certaines allocations. Calculs faits, Madame travailla à se faire licencier. Elle put vendre sa voiture, diminuer ses impôts, échapper à la majoration du complément de libre choix d’activité qui aide à la garde des enfants et même prétendre à un accès prioritaire en crèche.

Tout à leur joie, les parents décidèrent même de divorcer car l’Allocation de Soutien Familial pour les mères isolées allait augmenter de 25%. Moins d’impôt pour Monsieur et plus du tout pour Madame… Avec en plus le droit à la PAJ (Prestation d’accueil jeune enfant), la prime de rentrée scolaire, la bourse d’étude assurée plus tard pour les enfants et même une prime de naissance pour le prochain bébé… Il ne fallait pas hésiter.

 Pour tenter d’obtenir le Complément Familial, majoré de 50%, Monsieur travailla à son tour à diminuer son temps de travail. Il put ainsi réduire la pension à son ex-épouse et profiter pleinement de ce logement social en bord de mer qu’elle venait d’obtenir.

Et tous les deux, avec les enfants désormais gardés et nourris gratuitement par l’état, ils vécurent heureux face à la mer et eurent surtout, encore et encore, beaucoup, beaucoup d’enfants.

 

 

 

 

 

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