Taubi or not Taubi…

IMG_43240Valls-hésitation sur le projet de réforme pénale présenté le 2 octobre en Conseil des ministres. En attendant ces Assises sur le bon, la brute, le juste et le truand, Saint-François s’interroge… transpire… inspire et Shakespeare.

Qu’est-ce qui est juste et bon en matière de lutte contre la délinquance… côté gentils… côté méchants ?  Epineuse question.

Il est pourtant un fait établi : la France connait une recrudescence de délinquance. Avec des acteurs de plus en plus jeunes, des récidivistes de plus en plus nombreux, une montée en puissance de la violence, une multiplication des zones de non-droit… et, au bout de la chaîne, un sentiment d’insécurité croissant dans la population dont le ras-le-bol s’exprime de plus en plus souvent dans la rubrique des faits divers.

C’est dans ce contexte délicat et à l’aube d’un agenda électoral majeur que le gouvernement s’apprête à réviser sa politique pénale le 2 octobre prochain. Un solide bâton pour se faire battre offert comme d’habitude par le ministre de la Justice. Et comme de coutume, plus on parle de suicide politique, plus Dame courage s’entête. N’a-t-elle pas réussi des prouesses avec le mariage pour tous ?

Et puis la philosophie de sa réforme pénale est plutôt belle : limiter le recours à l’incarcération au profit de mesures alternatives afin de favoriser la réinsertion sociale, l’amendement et le repenti…que du rêve !

Sauf que supprimer les peines-plancher c’est dépénaliser la récidive. Sauf que l’abolition des barèmes automatiques pour une gestion au cas par cas plus humaine, c’est juste plus subjectif, donc moins juste. Sauf que pour mettre en place le système des peines de probation, avec son tissu associatif, ses centres de réinsertion, ces personnels spécialisés… il faut du temps et de l’argent qu’on n’a pas. Sauf que si on s’engage à fournir emploi et logement à tous nos délinquants en repentance, tous les bons citoyens finiront aussi par choisir la case justice plutôt que la filière Pôle emploi. Sauf que pour motiver un dealer à la rédemption il faudra plus qu’un job à 35h payé au Smic. Sauf que ceux qui subissent la délinquance au quotidien n’ont pas envie de se faire endormir par une histoire de Bisounours.

Car en réalité si cette réforme a matière à séduire côté délinquants, elle fait un peu grincer des dents côté victimes.

Doit-on défendre le bon ou le méchant pour s’assurer la victoire aux prochaines élections ? Voici la vraie question utile que Saint-François doit se poser, pris entre le tourbillon des convictions utopiques de son ministre de la Justice et la Valls des cambriolages de bijouteries et des tueries marseillaises.

Taubi or not Taubi? That is the question. Valls-hésitation. J’inspire… Shakespeare… et je me rappelle que la République n’est affaire ni de croyance, ni de rêve, ni de religion.

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