Prostitution : quelle position ?

IMG_22214Débat passionné aujourd’hui à l’Assemblée. Selon qu’ils se portent  à droite ou à gauche, les députés ne caressent pas le sujet dans le même sens du poil. Faut-il ou non pénaliser les clients de prostituées ? Un point sensible où les avis divergent.

A l’Assemblée, c’est la position en faveur du nouveau texte de loi pour la lutte contre la prostitution qui fait le plus d’émules.

Alors les « antis » durcissent le ton. Pour titiller les points qu’ils jugent les plus sensibles et scandaleux. Pour stimuler tous leurs partenaires parlementaires encore hésitants.  Pour tenter de remplir une brouette d’opposants ou d’abstinents qui  permettrait peut-être de faire culbuter le projet.

Mais en quoi cette loi est choquante ? Mettons le sujet à nu avant de foncer tête-bêche en faveur d’une position ou d’une autre.

Pénaliser les clients des prostitués, avec  1500 euros d’amende, 3750 euros en cas de récidive et stage de sensibilisation à la clé, c’est plutôt bien.

Sauf que pour coincer un flagrant délit de jambes en l’air, le billet entre les dents, ça va être sacrément tape-cul.

Sauf qu’abroger du même coup le délit de racolage passif pour satisfaire aux faveurs des prostituées, c’est carrément  le bordel. La grande bascule.

Comment prétendre combattre la prostitution en sanctionnant celui qui a le pantalon en bas des jambes et en rendant toute liberté à celle qui le nargue la jupe en l’air ?

Une position toute aussi scabreuse que celle qui prévoit d’offrir un titre de séjour de 6 mois renouvelable, assorti d’une Allocation Temporaire d’Attente mensuelle de 336 euros, pour toutes prostituées en quête de reconversion…

Ce sont les missionnaires chargés des trafics de clandestins qui vont vivre l’éclate avec cette garantie perverse de l’Etat français d’accueillir légalement toutes étrangères ayant accepté d’aller tâter quelques mois du trottoir. Sûr que ça va les aider ces pauvres femmes !

Le vrai coup du siècle pour les réseaux proxénètes qui n’ont plus à craindre la réouverture de maisons closes contrôlées et l’interdiction pure et dure de la prostitution non encadrée.

Libérer le marché de l’offre et brimer celui de la demande… je ne sais pas s’il y a plus faux-cul.

Enfin, ce que j’en dis… A chacun ses fesses !

Dans ce kâmasûtra législatif, que les parlementaires s’ébattent entre justice et morale et choisissent la meilleure position… sans langue de bois. Moi je donne ma langue au chat.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s