Valls en solo… ou big band ministériel

photo (1)Un peu soliste dans sa formation politique, le nouveau maestro  de Matignon va devoir composer avec sa nouvelle clique gouvernementale et harmoniser ses violons  à la musique de la chambre pour obtenir son précieux accord de confiance.  Et ce n’est pas joué.

Le Front de gauche l’a claironné. Son groupe parlementaire ne votera pas la confiance. Les écolos hésitent encore après que l’ex-ministre du Logement ait claqué la porte en refusant de jouer la valseuse de ce nouveau gouvernement de vieux ténors aux idéo discordants.

Et en coulisse, le président se frotte les mains en attendant le spectacle… du chef d’orchestre ou de l’homme orchestre.

Que va faire Valls avec son big band ?

« Composer un chef d’œuvre sans fausse note, ni bémol, en jouant juste de la baguette, Monsieur le Président ». Le nouveau Premier ministre en ait convaincu. Il est habité, il a du génie.

Certes, la fonction l’inspire depuis longtemps. Certes, à force de pratiquer l’écoute, il s’est rempli la tête de notes. De quoi faire chanter un canard. Et puis, il a le sens du rythme et sait parfaitement jouer de toutes les cordes à son arc.

Grand amateur de concerts de louanges, il se sent prêt à faire ses gammes.

 Et que ceux qui ne sont pas au diapason avec ses ambitions, ou ne suivent pas sa cadence, se la mettent en sourdine. Sans viser personne. Que les « musicaillons » adeptes de fugues restent en silence dans leur coin. Fini la nouba ! Le maestro rentre en scène.

Mais que me chantez-vous là ?

Simplement que maintenant, c’est lui qui mène la danse… Comme ça lui chante.

 Un pas à droite, un pas à gauche… qu’importe. L’essentiel est de suivre le son des sirènes jusqu’à l’Elysée. C’est sa partition. Son violon d’Ingres.

Simplement, pour cela, il faut plaire aux Français. Et leur carillonner en cadence des bonnes nouvelles, des bonnes nouvelles, que des bonnes nouvelles.

C’est bien connu. Qui paie le musicien choisit le morceau.

Un peu de violon, un peu de pipeau, quelques roulements de tambours et une bonne sono devraient faire l’affaire pour remixer joliment l’avenir qui déchante. L’air suffit à faire la chanson. Inutile de perdre son temps à chercher des clés.

Du bruit, de la mise en scène, de la rigueur et de la discipline. C’est le leitmotiv de l’homme qui préfère se faire entendre que d’écouter.

Monter d’un ton. Jouer fermement de la baguette. Accentuer les contredanses. Et au final, envoyer ceux qu’on ne peut pas faire chanter au violon.

Ecoutez bien. Ca va donner !

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