Trop de scieurs en politique

photoA coups de canif dans le contrat, nos édiles scient la branche sur laquelle ils sont assis.

On a beau s’évertuer à mettre le doigt entre le bois et l’écorce, la politique on n’y croit plus. On le voit bien. A droite comme à gauche, à vouloir toujours reconstruire des alliances et échafauder plans et réformes avec des planches pourries, ça ne mène à rien. A quoi sert de renforcer, jumeler, boulonner des assemblages de poutres mangées par les termites ? Ca finira toujours pas s’écrouler.

C’est vrai que pendant longtemps, même le bois tordu arrivait à faire le feu droit. Mais avec la crise, la dette, la concurrence de la mondialisation, nos politiques ont pris l’eau. Et même la langue de bois ne prend plus.

Désormais, à chaque lendemain d’élection, c’est la gueule de bois. Entre le peuple et ses élus, le torchon brûle. Et rien ne sert de pleurer en touchant du bois. Les Français ont la tête dure.  Trop décidés maintenant à montrer de quel bois ils se chauffent.

Les promesses électorales  à valeur de chèques en bois. Les moralités en dents de scie. Les cautères sur les jambes de bois. Les volées de bois vert sur la paille dans l’œil du voisin. Les histoires de bois de grands cerfs… les Français n’en peuvent plus.

 Dommage pour nos politiques car, pour eux, la vie est plutôt sympathique.

Sécurité de l’emploi, salaires de ministre, fiscalité attractive, exonération d’obligation à résultats, privilèges, fastes, pouvoir… pourquoi laisser pourrir tout ça, au risque de devoir prendre la porte et de finir à la cloche de bois ?

Au lieu de profiter du bon air, là haut dans les hautes sphères, et d’abattre de temps en temps du bois pour conforter leur assise, nos politiques ont préféré faire feu de tout bois. Casser du bois sur le dos des copains tout en faisant coin du même bois. Et même pas celui dont ont fait les héros. Non, c’était trop espérer ! Plutôt celui dont ont fait les flûtes.

Ils se scient la branche. Ils nous scient les jambes. Et ne trouvent rien de mieux qu’à crier au loup, au feu, à l’abstentionnisme et au populisme quand aux élections ils trouvent porte de bois.

A qui la faute ?

Dans ce paysage de grande désolation plus rien d’autre ne poussent que les rejets, l’indignation et la désespérance.

Mais rassurons-nous. Comme la nature reprend toujours ses droits, soyons certains qu’il y aura un après… après les roses fanées et les pommes empoisonnées.  Reste juste à attendre que la faim chasse les loups hors du bois… et que les vers sortent des fruits.

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