Sarko : fiction d’une reconquête

sarko retourA bien y réfléchir, il n’y a qu’une seule stratégie possible pour lui garantir le retour à  l’Elysée…

Au soir du 6 mai 2012, victime d’un vote sanction épidermique, il annonçait son retrait définitif de la vie politique française.

Elu pour son énergie. Déchu pour sa personnalité dérangeante. L’homme a les défauts de ses qualités. Toute son ambigüité.

Alors au 31 novembre 2014, le voilà de retour. Très officiellement président de l’UMP.

Une étape, évidemment transitoire vers la reconquête du pouvoir suprême.

Impossible d’imaginer le contraire.

Impossible de l’imaginer se raser sans y penser.

N’en déplaise à ses détracteurs…

L’ombre de son fantôme qui hante tous les prétendants au trône depuis deux ans vient de reprendre forme humaine.

Et cela, malgré toutes ses affaires dont il n’a que faire. Car ce qui ne tue pas, rend plus fort.

Et c’est bien un Saint Nicolas conquérant qui vient de renaître. Déjà en marche vers la grande victoire. Tel le héro plébiscité et fantasmé par les militants de l’UMP, il se sent l’âme d’un sauveur obligé d’affronter son destin parce que son devoir l’y oblige.

Grandiose ! Saint Nicolas ne gravite plus dans la simple cour des grands. Il vient de rejoindre l’Olympe.

Et gare à ceux qui viendraient à lui barrer la route ! L’homme est déterminé, indestructible, inébranlable.

S’il faut rassembler pour gagner ? Il rassemblera et il gagnera, car il est revenu pour ça.

Que demande le peuple !

Changer de gouvernance au plus vite ? Et pourquoi pas.

Première étape : raser et reconstruire son parti moribond. Plus grand, plus fort, plus élargi et tout à sa gloire.

Deuxième étape : promettre, à ses amis, des primaires à la saint glin-glin. « Ca ne coûte pas cher ».

Troisième étape : Ecouter la colère du peuple excédé par sa gouvernance, fatigué par les querelles de clochers, détruit par le chômage, acculé par les impôts, révolté par l’insécurité ambiante…

L’heure est au ras-le-bol général. Un leitmotiv universel, consensuel, parfait pour celui qui prétend devenir le chef de file démocratique du grand rassemblement national.

Dernière étape : Agir vite et maintenant. Avant les primaires de 2016. Avant le deuxième tour de 2017. Avant que la justice et les affaires ne le rattrapent.

Frapper quand l’adversaire ne s’y attend pas pour l’acculer avant qu’il ne réagisse, au nom de l’état d’urgence décrété par le peuple.

Puisqu’on n’aime pas sa personnalité, il évitera ainsi le débat. Puisqu’on lui reconnait la force et l’énergie, il sera l’homme providentiel légitimé par l’injonction démocratique d’une France unie dans la douleur.

Et que les traîtres, les félons, les ambitieux, les palabreurs, les juristes et les analystes… se mettent en ordre de bataille, se soumettent ou se retirent. L’heure n’est plus aux bavardages mais à l’action. Son terrain de prédilection.

Une économie de deux ans de bataille politicienne au dénouement incertain…  Un printemps à la française… une fronde… ? La belle affaire… qui ferait certainement son affaire. Et en la matière, il s’y connait !

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