Dénis et Ni-Ni

ni niA qui le tour pour les départementales de dimanche ?

Voter oui, mais voter quoi ?

Dans les partis, il n’est question que de ça ? Quelle stratégie adopter pour convaincre l’électeur du « Non » à l’abstention de vote », du « Oui » à l’abstention au vote contestataire.

Calculs et probabilités sur l’univers des possibles finissent par nous enfumer la tête… et nous faire perdre notre latin.

Ni FM, Ni UMPS, Ni FNDG, NI PS, Ni UMPUDI, NI NI-NI…

« DES NI » qui agitent le politique et agacent  le citoyen au plus haut point.

Car pour lui, c’est le déni de ses problèmes quotidiens  par la classe dirigeante, qui est la cause de tout.

Ni emploi, ni pouvoir d’achat. Ni avenir, ni sécurité. Ni considération du travailleur, ni respect de la classe moyenne. Ni projets pour la jeunesse, ni politique pour les séniors. Ni solution économique, ni réduction des déficits. Ni réforme efficace de la santé, ni garanties pour les retraites. Ni rien de crédible pour la formation et l’éducation….

Trop c’est trop ! Trop de « NI » devient déni. C’est insupportable ! Et les Français qui n’en peuvent plus, n’ont que les urnes pour pleurer : Pourquoi offrir le bonheur d’un mandat à un politique qui ne renverra pas l’ascenseur ? 

Trop de souffrances et de pessimisme ont fait qu’au premier tour des départementales, 50% des électeurs ont choisi de s’abstenir. Refuser de voter,  c’est refuser de choisirC’est rejeter en bloc une classe politique jugée trop opportuniste et trop peu compatissante.

Signe grave que le torchon brûle entre le peuple et ses dirigeants. Preuve désespérée d’une crise de confiance des plus profondes.

Mais ce mal-être, trop d’élus  se refusent à  l’entendre, trop autocentrés sur  leur bien-être perso.

Dichotomie entre deux mondes qui ne présage rien de bon.

Ce « Déni » de l’abstention est une erreur.

Ce « Nenni » à la réalité en est une autre.

Comme ces nénies de nos politiques, jouant les pleureuses comme dans l’ancienne Rome, dans l’espoir de s’attirer la clémence du peuple…  et de bons augures électoraux. Car c’est oublier un peu trop vite que les nénies antiques sont des chants funèbres destinés à pleurer ce qu’on vient de perdre.

Ni, Ni, Ni, Ni…. Si l’abstention c’est nenni. Oui-da, les Français iront sans doute voter dimanche.

Mais tant pis pour les candidats et les partis s’ils découvrent, mais un peu tard, que les électeurs n’ont décidemment plus l’esprit à jouer les Béni-oui-oui.

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